"Une
revue est clandestine,
confidentielle" m’a dit Olivier
Cohen, l’éditeur des Editions de l’Olivier.
Il a raison, cet homme qui en publie encore. Qui ose ne publier
que les textes qu’il jugent beaux et forts et non saturer
le marché de romans jetables ? Une revue spécialisée
est comme clandestine ; il a raison : les bureaux de tabac ou
les centres commerciaux ne l’accueillent pas et peu de
librairies la soutiennent. Ni d’actualité, ni au
bon format, ni roman, ni poésie, ni people : une apatride
de l’édition d’aujourd’hui.
Une revue est comme clandestine. Légale mais marginale.
Alors la faire vivre sur le Net paraît être sa seule
réinsertion : sans-papier, elle aura droit à une
place. Sur Internet, l’espace est grand mais n’y
a t-il pas le risque de s’y perdre ? Comment allons-nous
exister dans ce média où “ sexe ”,
“ nouveau ” et “ gratuit ” sont les
mots-clés ? Pourrons-nous défendre notre melting
pot sans potin ? Pourrons-nous faire payer des textes qui n’ont
pas obtenu de prix ? New, sex, free... Mais où survit
la curiosité intellectuelle et artistique ?
L’homme sans mot et sans fiction est le clandestin maussade
de sa propre existence.
Adélaïde
Simon
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SOMMAIRE
ECRIT-ÉCRAN
Le cinéma, c’est tout un roman ?
PROFILS DE STYLE Littérature détente...
Délit ou délice de lecteur ?
CONJECTURE (ET TOUT LE RESTE EST LITTÉRATURE)
Pièce touchée, pièce jouée
CÔTÉ LECTEUR
Une lecture peut en cacher une autre
DON DES NUES Spécial maillots (bleus)
FICTIONS SANS CONDITION Suzanne Charvet, quatre-vingt-dix-sept
ans... et des poèmes.
LE CÉNACLE : FAMILLE (RE)COMPOSÉE
Le jeu des correspondances culturelles
DOUBLE-CROCHE DOUBLE APPROCHE Les folles bananes
du poète
LE QUESTIONNAIRE Fatou Diome, la généreuse
combativité.
ECRITURE DU FUTUR Combien de lettres à illettré
? (Polycop’ 1)
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